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Affichage des messages portant l'étiquette figures de style

Utiliser la dérivation

Puisque les mots de la même famille sont des dérivés les uns des autres, la figure de style qui consiste à en employer plusieurs de façon rapprochée dans un texte s’appelle la dérivation. Exemples : — Jean était si altruiste qu’il laissait les autres s’occuper d’autrui. — À la suite de ma méprise, je me suis reprise devant cette femme qui n’était finalement pas celle dont j’étais éprise. — Entourées des autres riverains, nous étions assises sur la rive, les yeux rivés sur le bateau à la dérive vers l’autre rivage. — Autant Jeanne est de bon conseil, autant je vous déconseille d’écouter ceux de Nathan. Cette proximité de termes permet d’insister sur une idée (par exemple, pour mettre la puce à l’oreille sur une information que les personnages découvriront ou utiliseront plus tard), de renforcer une opposition (lorsque les mots de la même famille sont des antonymes) ou de produire un effet d’écho (phonétique). Autre figure de style semblable : Le polyptote : emploi de deux formes du mêm...

Utiliser la litote et l’euphémisme

La litote et l’euphémisme sont des figures de style semblables, mais d’intentions contraires. S’il s’agit pour les deux d’atténuer une information, cela se fait dans le but d’en renforcer la signification pour la première et, dans celui de l’atténuer, pour la seconde. Ainsi la litote, qui dans la plupart des cas consiste à nier quelque chose plutôt que d’affirmer une chose, est surtout utilisée pour mettre de la distance entre notre pensée et sa formulation, insister sur l’intensité d’une idée ou d’un sentiment, établir une complicité avec le lecteur, feindre ou faire preuve de modestie, de prudence ou de politesse. Cette figure de style se construit la plupart du temps avec l’adverbe ne… pas, avec un verbe de sens négatif ou avec un adverbe affaiblissant le sens de la phrase. Souvent, le contexte permet de mettre en relief la litote et de mieux l’apprécier. Exemples : — Ce n’était pas un sot, la preuve se trouvait devant leurs yeux ébahis. — Il ne faisait pas dans la dentelle. — Le ch...

Utiliser l’antanaclase

Cette figure de style est la répétition d’un mot polysémique dont le sens de chaque apparition est différent. Il était convaincu que la qualité d’impression de son rapport ferait bonne impression sur son patron La reprise peut se faire avec une autre forme du même mot (par exemple, un verbe à l’infinitif et le même verbe conjugué). Georges avait beau regarder les tulipes avec insistance depuis trois heures, ça ne regardait pas sa voisine . Aussi, dans un dialogue, un mot peut être repris par un autre personnage pour lui donner un sens différent qui l’arrange.        — Donc, vous admettez que vous étiez le seul maître à bord de ce navire, conclut l’avocat.        — Mais, je n’étais plus maître de moi-même, se défend le capitaine. L’antanaclase peut être implicite si le mot polysémique fait l’objet d’une ellipse ou est remplacé par un pronom. Béatrice avait appris à regarder avec les yeux du cœur pour les occasions où les siens ne suffisaient pas. J...

Utiliser l’enchâssement

L’enchâssement est une suite de mots ou une proposition placée entre virgules, entre parenthèses ou entre tirets. Il s’agit d’un ajout grammaticalement indépendant du reste de l’énoncé, c’est-à-dire qu’il n’est pas nécessaire à la phrase. Ce peut être un commentaire ou une réflexion, une explication ou une définition, une précision. Il peut aussi servir à éviter un malentendu, manifester un doute, insérer une courte description, mettre en valeur l’ajout ou encore faire entendre le narrateur pour s’adresser directement au lecteur. Exemples : — Mireille prit un air courroucé, ce qui en disait long sur ses talents d’actrice, et passa un savon à son petit frère. — La première fois qu’il y avait mis les pieds — à l’époque, il n’avait pas encore terminé ses études, deux grands chênes, maintenant disparus, encadraient l’entrée du jardin. — Je hais les patates ! hurlait Jasmine. Je hais les carottes (ses doigts se crispèrent sur le bord de la table) et je ne te parle même pas des brocolis. — L...

À venir plus tard

Les pléonasmes se glissent insidieusement dans nos textes. Parfois nous les voyons à peine, ou même pas du tout, quand l’une des parties de cette construction ne nous paraît pas assez forte pour porter notre intention. Ils peuvent être considérés comme une figure de style ou, au contraire, comme une grave erreur stylistique. Répétition de sens dans une même phrase, ils se retrouvent souvent dans des termes consécutifs comme dans l’exemple du titre de ce billet qui accole deux marqueurs de relation de même sens. Si quelque chose est à venir, cela sera nécessairement plus tard. Dans cet exemple, le pléonasme aurait pu être évité si un seul des deux marqueurs de relation avait été utilisé ou si le deuxième élément avait ajouté une précision, par exemple : À venir plus tard cet après-midi. C’est pourquoi ils sont généralement considérés comme une faute stylistique : ils reflètent un manque de compréhension de la langue et de son vocabulaire. Pourtant, les pléonasmes sont aussi une figure d...

Utiliser l'énumération

Il est possible d’énumérer des noms, des adjectifs, des verbes, des groupes de mots ou même des propositions entières. En utilisant la juxtaposition (virgule, point-virgule) ou la coordination (conjonctions de coordination), l’énumération permet de passer en revue divers aspects d’une réalité, d’une situation ou autre. Elle peut être ouverte pour signifier que le sujet n’a pas été épuisé (points de suspension, absence de coordination, ainsi de suite, et plus, etc.) ou au contraire, fermée dans le cas d’un inventaire. Quelques règles : — lister seulement des mots de même nature et de même fonction. — les prépositions (à, de, en, pour, etc.) se répètent généralement d’un élément à l’autre (il existe quelques exceptions) Les effets de cette figure de style sont : — de maximiser la précision dans les descriptions et les portraits, — d’insister sur certains éléments plutôt que d’autres (ceci par le choix des éléments mentionnés ou par la logique qui sous-tend l’ordre des termes), — de montr...

Utiliser la dépersonnification

Il y a quelques semaines, nous vous avons parlé de la personnification qui consiste à donner à un objet, à un animal ou à une abstraction des traits normalement attribuables à des êtres humains. Toutefois, la figure de style inverse existe aussi, soit la dépersonnification. Avec celle-ci, nous transformons, en quelques sortes, une personne en objet, en animal ou en une abstraction en associant à cette personne des mots qui se rapportent habituellement à des choses ou à des animaux.  Des périphrases, des métaphores ou des comparaisons sont souvent utilisées pour installer la dépersonnification. Les effets possibles de cette figure de style sont : faire ressortir le manque de considération porté à une personne, décrire l’apparence, le caractère ou le comportement d’une personne (pour la valoriser ou la dévaloriser selon l’objet, l’animal ou l’abstraction choisie). fournir une vision caricaturale, donner une description concrète, d’une impression plus abstraite. Quelques exemples...

Utiliser la paronomase

L’explication d’une idée peut paraître lourde lorsqu’elle prend place dans un texte. Lorsque c’est le cas, il est possible de recourir à la paronomase pour alléger le style.  Bien que peu souvent nommée ou connue, cette figure de style est régulièrement utilisée que ce soit pour servir de support à un argument, faciliter la mémorisation d’un message, suggérer une double lecture, imiter un lapsus, créer un effet humoristique ou ironique ou plus simplement faire appel à l’imaginaire collectif pour établir une complicité avec le lecteur. La paronomase est l’association de deux paronymes (mots de formes voisines (sonores ou graphiques), dont les significations sont très différentes). Voici quelques exemples de paronymes : poison/poisson, attention/intention, bedeau/badaud, écharde/écharpe, lacune/lagune, partiel/partial, conversation/conservation, etc. Cette figure de style peut être de forme explicite lorsque les deux paronymes apparaissent dans la phrase ou implicite si l’un deux est...

La personnification

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La personnification est une figure de style qui consiste à donner à un objet, à un animal ou à une abstraction des traits normalement attribuables à des êtres humains. Il s'agit d'une personnification lorsqu'un objet, un animal ou une abstraction est le sujet d'un verbe : 1) de mouvement ou d'action (marcher, dormir, sauter, culbuter, rouler, etc.) 2) de volonté (vouloir, pouvoir, etc.) 3) de sentiment ou d'état (s'impatienter, se courroucer, s'éprendre, etc.) Dans le cas précis d'une abstraction, on emploie parfois une majuscule en début du mot pour souligner la personnification, comme dans l'exemple connu tiré du roman Du côté de chez Swann de Marcel Proust : «  Et à partir de cet instant, je n’avais plus un seul pas à faire [...] : l’Habitude venait de me prendre dans ses bras et me portait jusqu’à mon lit comme un petit enfant. » Pourquoi utiliser la personnification? On peut utiliser cette figure de style afin de rendre une description plus...

Utiliser la périphrase

La répétition du même mot pour désigner un objet ou un personnage, surtout lorsque cela se produit dans la même phrase ou à courte distance, peut affecter négativement le style d'un texte. C'est pourquoi l'écrivain a avantage à maîtriser l'utilisation de la périphrase. Celle-ci est un groupe de mots mis en ensemble pour désigner un objet ou un personnage qui pourrait l'être par un seul mot. Ainsi, on écrira « le prédateur au pelage tacheté » en parlant d'un guépard. La périphrase comporte d'autres avantages que celui d'éviter la répétition. Elle permet par exemple de rappeler une caractéristique physique ou psychologique d'un personnage : le garçon à la mèche rousse ou la grande timide. Elle peut aussi résumer une situation (la maman débordée, l'homme offert en pâture aux lions) ou établir les rapports entre les personnages (l'aînée de la famille, l'adversaire vorace). Par ailleurs, Sylvie Dumon-Josset décrit joliment ces différentes util...