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Idée reçue

IDÉE REÇUE : Idée qui, par malheur, se lie d'amitié. Parce que si une idée devient reçue, c'est à force de fréquentations, à force d'utilisations. Comme si à force d'usure ses bords s'effilochaient et qu'ensuite les fils dénudés flottaient derrière elle en agrippant sans scrupule tout ce qui passe dans son sillage. Puis, son bagage s'alourdit et les fils se défilent, traînant de plus en plus loin, s'éloignent d'elle et accrochent de plus en plus n'importe quoi. L'apparence de l'idée change alors. De neuve et fraîche, elle devient lourde. Lorsqu'on la présente, c'est son embonpoint qui tient lieu de première impression. Une façade encombrante, reçue de façon pour le moins cynique. Un jour, un auteur décide de lui redonner un air de jeunesse. Armé de ciseaux, il tente de la libéré de ses fils encombrés qui l'ont rendue marionnette. Mais la lutte est farouche contre l'imaginaire collectif qui se fait un devoir de se porter ...

Les trois qualités d'une bonne description

Les descriptions sont avant tout un terrain d'entente entre l'auteur et le lecteur. Ce sont elles qui permettent au récit de passer de l'un à l'autre. C'est pourquoi une bonne description doit tenir compte à la fois du lecteur, de l'auteur et du récit. Clarté : Façon de dire ou de raconter les informations qui facilite la compréhension du lecteur. Précision : Équivalence entre la vision de l'auteur et la narration. Personnalisation : Donner aux informations, aux personnages, aux lieux, aux actions, etc. un caractère unique pour bien faire sentir qu'il s'agit du récit d'un contexte particulier et non pas d'un cas général. Les meilleurs outils pour enrichir et améliorer une description sont : — La maîtrise du vocabulaire, de la grammaire et de la syntaxe, — L'évitement, si possible, des expressions communes ou des clichés de description, — Une bonne orientation spatiale (une visualisation claire des lieux et des actions), — Une bonne conn...

Les différents types de lieux

Un lieu peut être anodin : pour certaines lignes d’action, il importe peu qu’une conversation ait lieu dans le salon ou dans la cuisine. Il peut être un soutien essentiel à l’histoire si un personnage doit se rendre à un lieu en particulier pour évoluer ou faire progresser l’action. Il peut aussi être central. Dans ce cas, il sera le moteur qui maintiendra l’histoire en mouvement en lui fournissant péripéties et retournements de situation. Ainsi, dépendamment de ce que nous voulons raconter, le choix des lieux peut demander plus ou moins de réflexion ou de description . Voici une classification en cinq types de lieux : — Commun : Lieu familier. C’est le type de lieux qui a le moins besoin de description. Souvent les caractéristiques mentionnées serviront à la description d’autre chose comme le personnage qui y vit, une époque, une partie de la société, ou elles seront le support d’idées, de stéréotypes, de jugements du narrateur ou d’un personnage. — Réel : Lieu qui existe ou qui pour...

Le paradoxe ou le dilemme

Paradoxe : Il s’agit d’une affirmation, d’une opinion (ou de la conclusion d’une situation) d’apparence contradictoire ou contraire à l’intuition, mais qui (souvent après démonstration) ne peut être considérée comme fausse. Certaines démonstrations prouvent hors de tout doute que l’affirmation contre-intuitive est vraie, d’autres démontreront que l’affirmation n’est ni vraie ni fausse et qu’il en va de même pour l’affirmation intuitive. Ce sont les plus embêtants. Dilemme : situation où l’on doit choisir entre deux possibilités comprenant toutes deux des avantages et des inconvénients. Souvent, la décision finale est dictée par une hiérarchisation de nos valeurs. Si les dilemmes sont d’usage courant autant dans le langage que dans la littérature, les paradoxes sont moins courants (ou en tout cas, moins nommés pour ce qu’ils sont). Mais, ils sont tous deux très utiles pour organiser la structure d’une intrigue, pour donner de la profondeur au récit ou aux personnages et même pour fai...

Erreurs de vocabulaire (1)

La maîtrise du vocabulaire peut être difficile, surtout qu’il nous arrive souvent d’entendre ou de lire des mots mal utilisés. Voici quelques-uns de ces cas : Dont/soit : Ce sont deux éléments qui servent à introduire une énumération, mais ils ne sont pas équivalents. Le premier exprime la partie d’un tout. Avec celui-ci, l’énumération doit être incomplète. Le deuxième marque plutôt l’identité, avec lui, l’énumération doit contenir toutes les possibilités. Ainsi : Dans le panier de fruits, il y avait des pommes de différentes couleurs, dont des rouges, des vertes, des jaunes et des brunes. Donc, il y en avait aussi d’autres couleurs. Toutefois : Dans le panier de fruits, il y avait des pommes de différentes couleurs soit des rouges, des vertes, des jaunes et des brunes. Donc, il n’y avait pas d’autres couleurs que celles-là. Littéralement : Cet adverbe signifie au sens propre ou au pied de la lettre. Il ne renforce pas le sens d’une affirmation. Ainsi, si votre personnage est littérale...

Les différents types de description

Description topographique : C’est la description d’un lieu . Par extension, ce peut aussi être celle d’un objet unique. Elle s’attarde à des éléments plus objectifs qui peuvent être décrits par un des cinq sens. Description chronologique : C’est la description d’une période, d’une époque. Elle s’attache à l’atmosphère et au relationnel. Ce peut être une époque révolue ou actuelle. Description portrait : Le portrait est la description d’un personnage ou, par extension, de tout être animé. Il peut se limiter au physique, mais souvent, il s’élargit pour inclure certains des éléments suivants : le caractère, les mœurs, la morale, la personnalité, les goûts et dégoûts, etc. Description parallèle : Cette dernière met en comparaison deux éléments de description : deux personnages, deux lieux, deux époques, etc. Description mixte : La description mixte est celle de la narration. C’est la description de l’action, des émotions, etc. C’est elle qui transforme l’information narrative pure en...

Le plan parallèle

Le sujet, l’angle, l’approche Ce plan sert à nourrir notre réflexion afin de mieux définir ce qu’on a envie de raconter. Il n’est bien sûr pas essentiel pour écrire, mais il aide à rentabiliser son temps et son écriture. Le sujet (aussi appelé thème), c’est large, très large même (par exemple, le commerce, la guerre, la science, l’amour, le hockey). Il est possible de regrouper sous un même sujet des récits très divers et très nombreux. Des textes différents tant au niveau de la forme, du style, du genre littéraire, de l’intrigue, des personnages que de tout ce qui fait une histoire peuvent être issus d’un même sujet. Définir son sujet, c’est une bonne piste de départ à notre réflexion sur notre texte en chantier. Mais, pour écrire, il faut plus. L’angle, c’est l’endroit par où nous regarderions le sujet s’il était en trois dimensions. Puisqu’il est impossible de tout écrire ce qu’il y a à dire sur un sujet dans une même histoire, il faut choisir. Déjà, c’est pl...

Le schéma narratif

Le schéma narratif permet de retracer le déroulement d’un récit, de lister les étapes clés de l’histoire. Il comporte cinq éléments : Situation initiale ou incipit : on met le(s) héros en contexte. La situation est stable. Élément déclencheur /évènement perturbateur  : l’équilibre est rompu, un élément vient modifier l’état actuel des choses. Le(s) héros sont lancés sur une quête. Déroulement ou péripéties  : l’ensemble des actions posées par le(s) héros pour rétablir l’équilibre ou résoudre la quête. Élément de résolution ou dénouement  : on met fin aux péripéties, le(s) héros cessent leur quête (que ce soit parce qu’ils ont atteint leur but ou parce qu’ils ne pourront jamais l’atteindre). Situation finale  : retour à la stabilité ou à l’équilibre, bien que la situation soit différente de celle du début. Quelle utilité? On peut vouloir mettre sur papier le schéma narratif d’un récit avant d’entamer sa rédaction et ainsi s’en servir comme plan de travail. ...

Points de vue

Le point de vue choisi influence grandement l’écriture. Ainsi, je propose de décortiquer le tout et, dans un prochain billet, de présenter l’intérêt et les différents usages que l’on peut faire de chacun. Le narrateur est celui qui raconte. Il peut s’agir d’un personnage de l’histoire, mais ce peut aussi être un « être suprême » ou quelqu’un d’extérieur à l’histoire. Le narrateur adopte un  point de vue pour nous décrire l’action; le point de vue correspond à la focalisation du récit, c’est-à-dire qu’il détermine ce que le narrateur sait ou ignore de l’action (présente, passée et future). Il existe trois points de vue narratifs : 1)                  Le point de vue externe : Normalement, le narrateur qui utilise ce point de vue n’est pas un personnage de l’histoire. Il relate les événements de façon neutre, sans s’impliquer. Le narrateur ne connaît pas les pensées des personnages. — Vas-y, man...

Définitions (1)

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Voici une courte liste des différents textes qui peuvent être utilisés comme entrée en matière à un livre, et leur définition. Avant-propos : Placé avant le contenu principal, ce court texte sert de présentation à l’ouvrage. L’auteur y fournit des informations générales sur le contenu. Il peut aussi y faire mention de la portée (selon lui ou selon les versions précédentes) de l’ouvrage et de l’usage pour lequel le livre a été conçu. Avertissement : Aussi appelé avis aux lecteurs, ce dernier est utilisé pour attirer l’attention des lecteurs sur un ou des points particuliers. Il dépasse rarement trois à quatre lignes. Par exemple, la mention « Ce roman est une œuvre de fiction, toutes ressemblances avec des personnes réelles seraient fortuite » est un avertissement. Dédicace : Cette dernière est une inscription de l’auteur qui tient le plus souvent en une seule phrase. Elle sert à rendre hommage à une personne importante pour l’auteur (ou pour la création de l’œuvre). Le livre est alors...