lundi 16 novembre 2015

Salon du livre de Montréal 2015

Quel grand événement littéraire que le Salon du livre de Montréal! Et quelle joie que d'y participer!

Nous vous invitons, chers amis lecteurs, blogueurs, auteurs, à profiter de l'occasion pour venir nous rencontrer. Voici nos séances de signatures : 


Caroline

Mercredi 18 novembre :
- de 9 h à 12 h au stand des Éditions du Phoenix (# 511)
- de 13 h à 16 h au stand des Productions Dans La Vraie Vie (# 202)

Jeudi 19 novembre :
- de 15 h à 17 h au stand des Éditions du Phoenix (# 511)

Vendredi 20 novembre :
- de 18 h à 21 h au stand des Productions Dans La Vraie Vie (# 202)


Karine


Samedi 21 novembre :
- de 9 h à 11 h  au stand des Éditions du Phoenix (# 511)

Dimanche 22 novembre :
- de 10 h à 12 h au stand des Éditions du Phoenix (# 511)

Au plaisir de discuter littérature en votre compagnie!

 
Karine


mardi 10 novembre 2015

Type de séquences d'action (8)

L'évasion
Action de s'échapper d'un lieu ou de se soustraire à la surveillance de gardes. 

Une des difficultés de l'évasion, pour un auteur, est de bien doser son degré de difficulté. Elle doit être vue, avant tout, comme un compromis entre l'ingéniosité du personnage qui s'évade et celle du personnage qui tente de le retenir. Un compromis mal équilibré entre les divers degrés d'ingéniosité des personnages affectera donc leur réalisme. Un écart trop grand entre les degrés d'ingéniosité des personnage peut enlever de la valeur comme péripétie — décrochage du lecteur — à l'évasion.
L'évasion peut être une bonne occasion :

— d'étoffer les personnages,
— de présenter un dilemme (par exemple, sur les peurs du personnage enfermé, sur le court ou le long-terme, sur le choix du moment ou du moyen d'évasion, etc.),
— pour le personnage évadé, d'espionner son ennemi ou de tomber par hasard sur une conversation qui lui donne une information utile,
— de surprendre le lecteur ou de jouer sur ses émotions en envoyant des indices discordants sur la réussite ou l'échec de l'évasion,
— de jouer sur le rythme du récit, l'évasion se compose souvent de moments d'attente entrecoupés de réactions rapides,
— de décrire un lieu ou de permettre aux lecteurs de prendre conscience de toute sa dimension,
— d'engager une intrigue secondaire,
— de permettre au personnage qui s'évade de terminer la tâche pour laquelle il était venu,
— de changer le rapport de force entre les personnages (par exemple, si le personnage s'évade avec un complice qui est un espion du personnage qui le retient, s'il s'évade muni — sans le savoir — d'un micro, s'il s'évade pour se jeter dans un piège parce qu'il a cru décoder une information échappée par son geôlier, etc.),
— etc.


L'évasion peut être voulue ou anticipée par le personnage qui retient. Elle peut se faire à son insu ou alerter toute la garde. Elle peut être contrecarrée par le personnage qui retient l'autre prisonnier ou simplement ralentie pour donner l'impression qu'il s'agit d'une vraie évasion. Retournement de situation qui peut devenir un cliché s'il est systématique ou trop simple à réaliser pour les personnages, bien utilisée, l'évasion peut aussi devenir un moment unique et mémorable.


Caroline

mardi 3 novembre 2015

Type d'interrelations (5)

La relation amour-haine :
Elle est caractérisée par une alternance de rapprochements et de conflits dans une atmosphère intense où les émotions passent d'un extrême à l'autre. Elle s'établit entre des personnages qui ont des points en commun, mais aussi des conflits d'intérêt (par exemple, deux opposants qui se respectent pour leur éthique ou deux partisans d'une même cause qui s'entendent sur le fond du problème, mais pas sur la forme que doit prendre la lutte).

 La relation amour-haine peut amener du piment à l'intrigue :
— par des discussions vives,
— par des dilemmes,
— par des émotions vives,
— par des chicanes,
— par des emportements,
— par des réconciliations,
— par des bris dans la communication,
— par des coups bas, 
— par des paroles ou des gestes impulsifs,
— par des associations diverses entre des personnages aux personnalités différentes,
— par d'autres personnages qui tentent de les conseiller (à ne pas se disputer ou à ne pas se réconcilier),
— par des péripéties avortées,
— par des remords,
— par des changements dans les alliances,
— etc.


Autant les personnages engagés dans ce type de relation ne peuvent pas modérer leurs transports et éviter les disputes; autant ils ne peuvent pas se passer l'un de l'autre longtemps et résister à l'envie de se réconcilier.


Caroline