mardi 29 septembre 2015

Type de croyances (1)

Les croyances anciennes sont souvent réfutées par les sciences, mais dans un roman rien n'empêche de les décrire comme étant vraisemblables.


La malédiction :
Elle demande un lanceur de malédiction. C'est une condamnation, un appel au malheur. Elle appelle sur la personne maudite la colère d'une entité surnaturelle considérée puissante (dieu, élément, démon, etc.). Elle est généralement — lorsqu'elle est effective — lancée par un personnage détenant des pouvoirs magiques.

 Tenant souvent lieu de vengeance, la malédiction est déclenchée par divers sentiments négatifs comme : 
— la colère,
— la haine,
— la trahison,
— l'infériorité,
— le manque de respect,
— la défaite,
— l'abandon,
— le rejet,
— la jalousie,
— etc.


Elle influe sur le destin du personnage touché et, quelque fois, sur celui de son entourage. Le personnage marquée par la malédiction aura comme objectif premier de la faire cesser. Certaines malédictions contiennent en elles-mêmes la façon de les briser. Pour les autres, le personnage maudit devra trouver le moyen par lui-même. S'il ne peut pas la briser, il aura tendance à adopter des vices ou des mauvaises habitudes pour lui faire oublier les conséquences. Pour ce faire, il pourra, par exemple :
— mettre constamment sa vie en danger en espérant que la mort le libérera,
— utiliser l'alcool ou la drogue,
— éviter d'avoir une descendance si la malédiction la concerne aussi,
— prendre la fuite ou partir en exil,
— essayer les conseils (payants) de tous les charlatans,
— nier son existence,
— éviter de se lier aux autres ou éviter toutes les situations susceptibles de déclencher des conséquences liées à la malédiction,
— etc.
Évidemment, malgré tous les efforts déployés par les personnages, les malédictions ont tendance à vouloir s'exprimer jusqu'au bout (la septième génération, un changement dans la personnalité du personnage maudit, etc.) avant de disparaître.


Caroline

mardi 22 septembre 2015

Type psychologique de personnages (7)

L'athéisme :Absence de croyance en un (ou des) dieu(x) sous quelques formes que ce soit. Ensemble des idées, des théories et des opinions soutenues pour expliquer la conviction de la non-existence de toute divinité.


Un personnage athée passe généralement inaperçu sauf s'il est question d'interrogations fondamentales auxquelles les religions tentent de répondre. Par exemple,
— D'où venons-nous?
— Comment le monde a-t-il été créé?
— Quel est le sens de l'existence?
— Comment devons-nous agir?
— etc.


Cette conviction s'accompagne souvent d'un refus des explications surnaturelles. Cependant, si l'athée se tourne souvent vers la science pour trouver des réponses à ses questions, la science ne mène pas nécessairement les scientifiques à l'athéisme. Pour certains, la science renforce la croyance en l'existence d'un dieu créateur.


Caroline

mardi 15 septembre 2015

Type de séquences d'action (6)

L'échec :
C'est une entrave dans l'action d'un personnage ou un revers. Il peut s'agir de projets, d'espérances, de calculs déjoués par un adversaire, par les lois de la physique, par le hasard des circonstances, voire simplement les capacités du personnage qui ne sont pas à la hauteur.

 Qu'il soit grand ou petit, l'échec met le personnage à l'épreuve, lui fait vivre des émotions de la simple déception au désespoir, lui fait prendre des décisions qu'il n'aurait pas prises autrement. Pour l'intrigue, l'impact peut s'étendre du léger soubresaut au retournement de situation, en passant par le cul-de-sac et le changement d'alliance. En fait, la grandeur d'un échec se mesure non pas de façon objective, mais par son impact sur le personnage qui le vit et sur l'intrigue.


L'échec peut être utilisé pour :
— donner un nouveau souffle à l'intrigue,
— ouvrir des possibilités d'action,
— étoffer un personnage en montrant une autre de ses facettes,
— allonger une intrigue,
— faciliter l'identification du lecteur au personnage,
— ajouter de la vraisemblance à une histoire,
— ajouter de la profondeur à une histoire,
— mettre un personnage à l'épreuve,
— renforcer la gloire de la victoire future (pour ce personnage ou pour celui qui réussira),
— etc.


S'il est imprévisible, l'échec (que le personnage soit aimé ou détesté) est un outil utile pour tirer des émotions du lecteur et, ainsi, augmenter son engagement envers sa lecture.


Caroline

mardi 8 septembre 2015

Type d'interrelations (4)

La prédation :
 Elle est associée à la chasse. Le prédateur ne veut pas obtenir, il veut prendre. Elle symbolise un état de perpétuelle compétition. Le prédateur veut non seulement vaincre son adversaire, il veut surtout la défaite de ce dernier. Une défaite qui le détruise, qui lui donne l'impression d'avoir été une proie, une simple nourriture (spirituelle, psychologique, intellectuelle, physique, etc.) pour le prédateur ou une façon d'augmenter son pouvoir (le prédateur veut être le personnage dominant dans son groupe). Le personnage-prédateur prend plaisir à la compétition plus qu'à la victoire, toutefois, il est impitoyable. La seule règle qu'il connaisse, c'est celle du plus fort. Et le plus fort, c'est bien sûr lui.

La relation de prédation s'installe entre un (ou des) personnage(s)-prédateur(s) et un (ou des) personnage(s)-proie(s). Les proies ne sont pas toujours conscientes du rôle qu'elles jouent (ou qui leur a été attribué), mais les prédateurs oui. Ce sont ces derniers qui initient, maintiennent et, généralement, concluent la relation.

 Ce type d'interrelations peut impliquer :
 — de la manipulation,
— des jeux de pouvoir,
— des coups bas,
— des jeux en coulisse,
— des retournements de situation,
— des opportunités à saisir,
— des occasions manquées,
— des attaques ou des blessures (spirituelles, psychologiques, intellectuelles, physiques, etc.),
— des jeux du chat et de la souris,
— une escalade de violence,
— des blessures d'égo,
— etc.


Bien que le personnage-prédateur a une idée bien précise de ce qu'il attend de la fin de la relation, il arrive que le personnage-proie se montre plus malin que lui. Il arrive aussi que chacun des personnages impliqués pense être le prédateur et considère l'autre (ou les autres) comme la proie.


Caroline

mardi 1 septembre 2015

Type psychologique de personnage (6)

L'ambition :
Elle peut être considérée comme faisant partie de la psychologie d'un personnage lorsqu'elle atteint le statut de passion. Alors, elle n'est plus simple cliché de vocabulaire, et elle prend tout son sens : un désir dévorant de réussite sociale, de pouvoir, d'honneur est le catalyseur de la presque totalité des actions du personnage. Ce dernier est animé d'un désir profond et prenant de paraître, de montrer de quoi il est capable, de se distinguer, de s'élever au-dessus de monsieur/madame tout le monde.

Une ambition peut être de petite ou de grande taille. Le plus important pour qu'un désir puisse porter ce nom, c'est l'ampleur qu'il prend chez le personnage. Qu'il veule être le meilleur cycliste de sa ville ou du monde, si un personnage y consacre presque toutes ses énergies, son temps et ses pensées : il est ambitieux.

Quelques exemples d'ambitions :
— gagner un concours, une compétition,
— obtenir un emploi particulier, une promotion,
— avoir mieux que ses voisins ou qu'un autre personnage,
— faire mieux que ses voisins ou qu'un autre personnage,
— faire partie d'une classe sociale supérieure,
— obtenir un diplôme, une récompense, un titre,
— faire partie d'un groupe sélect,
— manipuler son entourage pour être le seul à décider,
— maîtriser parfaitement un art, une vertu,
— être l'instigateur d'un changement,
— la réussite d'un autre personnage (enfant, conjoint, parent, ami, idole, etc.),
— être adulé par le public,
— passer à l'histoire,
— etc.


L'ambition peut commencer très petite, elle peut se faire l'écho de bonnes intentions, mais elle est liée de très près à l'amour-propre de l'ambitieux. Et, comme il y consacre pratiquement tout (efforts, temps, pensées, projets à long-terme, plan de carrière, choix de vie, etc.), il n'est pas rare qu'elle finisse par devenir plus importante que tout. S'il ne fait pas attention, l'ambitieux peut se refermer sur lui-même, c'est-à-dire ne considérer comme importants que ses efforts, que ses idées, que ses réussites. Ainsi, le changement d'un règlement du quartier peut pousser un personnage ambitieux (qui s'était battu pour ce changement) à la dépression ou à la rébellion parce que ce n'est pas lui qui a réussi à provoquer ce changement, parce que le changement est attribué (à tort ou à raison) à un autre personnage ou tout simplement parce que le changement ne se fera pas comme il le voulait à la virgule près (même si l'autre version est plus avantageuse pour les gens du quartier, parce qu'« après tout, se dit-il, les gens ne savent pas ce qui est bon pour eux »).

Et puis, que peut faire le personnage ambitieux lorsque l'objectif est atteint (et qu'il ne se révèle pas toujours aussi exaltant que prévu) ? En trouver un autre peut retarder le problème, cependant, tôt ou tard il n'y aura plus de promotions possibles, le statut de meilleur du monde sera atteint ou un autre personnage ambitieux le dépassera.

Caroline