mardi 9 juin 2015

Type psychologique de personnage (4)

Le scepticisme :
Cet état d’esprit, qu’il faut comprendre comme un comportement plutôt que comme une position bien définie, découle d’une philosophie selon laquelle la vérité absolue n’existe pas et que le jugement doit être, par conséquent, suspendu. Les sceptiques doutent, ils ne nient pas. Dans certains cas, ils aimeraient même que quelqu’un puisse les convaincre parce qu’ils trouvent l’idée intéressante, mais, comme sceptiques, ils se doivent de douter jusqu’à preuve du contraire.

Évidemment, cet état d’esprit est très peu pratique au quotidien. Aussi un sceptique pur reste exceptionnel. Cependant, dans la lignée de Newton et Locke, la plupart des sceptiques vont considérer que certains faits, explications ou connaissances ont plus de chances d’être véridiques que leur(s) alternative(s). Le scepticisme étant un comportement consistant à réserver son jugement, ces sceptiques vont douter (sans infirmer) de la valeur des dogmes, des règles et, en général, de tout ce qui n’est pas prouvé de manière incontestable.

Mais — et c’est ce qui permet d’imaginer une grande variété de personnages sceptiques — ce qui constitue une preuve irréfutable diffère selon les individus. Ce qui explique que chaque sceptique doute de certaines informations, mais pas d’autres.

Voici quelques types de preuves :

— la parole d’un parent ou d’un enseignant pour les enfants,
— la parole de Dieu,
— la position d’un organisme ou d’une personne (par exemple, la plupart des amateurs de la théorie du complot croient que le fait que les représentants du gouvernement nient leurs arguments est en soi un argument en leur faveur),
— l’expérience personnelle,
— un raisonnement logique,
— le résultat d’une (ou d’un ensemble d’) expérience(s) scientifique(s),
— etc.

Selon les connaissances du personnage dans le domaine qu’il considère comme bassin de preuves irréfutables (par exemple, la science ou la religion), il sera plus ou moins facile de lui fournir une preuve irréfutable. Un sceptique peut avoir tort comme il peut avoir raison, c’est sa façon de réfléchir — son comportement — qui le distingue.


Caroline

mardi 2 juin 2015

Type de séquences d’action (4)

La négation (ou le déni)
C’est une action ou une attitude qui consiste à nier l’existence de quelque chose, à ne pas en tenir compte. Elle peut être faite de bonne (parce qu’on croit que cela n’existe pas ou qu’on ne veut pas croire que cela existe) ou de mauvaise foi (lorsqu’on sait quelque chose vrai, mais que cela ne nous arrange pas d’en tenir compte). Elle peut être individuelle ou collective, apprise ou spontanée, orchestrée ou improvisée. Elle peut partir de bonnes ou de mauvaises intentions. Dans tous les cas (ou presque), elle débouche sur un conflit ou un affrontement entre les personnages.

Un personnage peut nier :
— une connaissance scientifique ou personnelle,
— un évènement,
— une action qu’il a faite, une chose dite ou promise,
— une action, un évènement ou une parole dont il a été témoin,
— le résultat d’une action, d’une enquête, d’une étude, etc.
— ses émotions ou celles des autres,
— l’importance de quelque chose (par exemple, de dire la vérité, de respecter une promesse, etc.) en invoquant des excuses ou un cas particulier,
— etc.


La négation peut servir :
— lors de la rencontre de deux personnages aux valeurs ou aux croyances opposées,
— lorsqu’un personnage tente de prendre (ou de garder) le pouvoir sur un autre ou de le manipuler,
— lorsqu’un personnage tente de manipuler l’opinion publique,
— lorsqu’un personnage cherche à se protéger (ou à protéger ses proches),
— lorsqu’un personnage ne veut pas voir la réalité en face, lorsqu’un fait est pour lui insupportable,
— lorsque les conséquences d’une action ou d’une parole d’un personnage à des conséquences inattendues,
— lorsqu’un personnage ne comprend pas de quoi il est question et ne veut pas l’admettre,
— lorsqu’un personnage a fait une promesse en croyant n’avoir jamais à la remplir,
— à ralentir la progression de l’intrigue ou même à la faire reculer,
— à dévoiler la personnalité des personnages,
— à instaurer un débat sur un sujet controversé,
— à mettre à l’épreuve un personnage pour lui permettre de montrer de quoi il est capable,
— etc.


Caroline