mardi 26 mai 2015

Type d’interrelations (3)

La dette
Ce peut être une somme due comme dans son acception la plus courante, toutefois son sens s’élargit aussi à un devoir, une obligation, un engagement moral. Aussi, il est possible de considérer comme une dette tous les « J’t’en dois une », « Tu m’en dois une », « Ce n’est que partie remise » ainsi que leurs variantes.

Une dette peut donc être :
— un emprunt (ou un prêt) d’argent ou d’objet,
— un don dans certaines conditions,
— un service, un geste d’entraide, une preuve d’amitié, de reconnaissance ou de respect,
— un sauvetage (d’une vie, d’un objet à signifiance particulière, d’un projet, etc.),
— une nuisance, un obstacle,
— un affront, un vol (d’objet, d’amitié, d’idée, de projet, etc.),
— un crime,
— une revanche (qu’elle se mange froide ou chaude),
— etc.

Qu'elle soit le résultat d’une demande désespérée, d’une transaction d’affaires, d’un geste spontané ou calculé, d’un réflexe ; qu’elle scelle une transaction entre amis, ennemis, collègues, partenaires d’affaires ; qu'elle se déroule selon des règles officielles, officieuses, légales, familiales, sociales, religieuses, voire sans règles déterminées, que le dû soit positif, négatif, neutre ; que son remboursement soit défini ou indéfini lors de la transaction ; la dette crée, renforce ou complique une relation entre les personnages.

Ainsi,
— elle peut être oubliée par un des personnages (ou celui-ci ne la considère pas comme une dette),
— elle peut être remboursée au débiteur ou à une tierce personne qui n’est pas du tout impliquée dans la dette,
— son remboursement peut ne pas faire l’affaire du débiteur,
— son remboursement peut être impératif pour son débiteur,
— elle peut faire l’objet d’intérêts (en particulier lorsqu’elle découle d’une demande désespérée),
— elle peut créer des conséquences inattendues qui empêchent son remboursement ou qui le rendent plus important,
— ses conditions de remboursement peuvent changer en cours de route,
— elle peut changer de main ou être transmise de génération en génération,
— ses conséquences (positives ou négatives) peuvent s’étendre à l’entourage des personnes impliquées dans la transaction,
— etc.

La dette lie les personnages que ce soit pour le meilleur ou pour le pire.

Caroline

mardi 19 mai 2015

Types de créatures imaginaires (1)

Les fantômes

Ils sont la réincarnation d’une personne morte, mais d’une façon non naturelle. Il est, en général, admis qu’un fantôme « reste » sur la terre d’une façon temporaire en attendant le règlement de quelque chose, par peur de traverser de l’autre côté ou parce qu’une faute personnelle (par exemple, le suicide) l’y oblige. Ce sont donc des êtres incomplets, souvent nébuleux. Leurs apparitions sont surnaturelles (que leur apparence soit humaine, fantomatique ou invisible [sons, déplacement d’objets, etc.]). Elles peuvent se faire en rêve ou dans la réalité, être perçues d’une seule personne ou de tous.


Dans une histoire, les fantômes peuvent :
— donner un avis ou révéler une information que le personnage n’aurait pas autrement puisqu’ils ont un savoir plus grand que les mortels à cause de leur situation de fantômes ou de leur histoire personnelle,
— être invoqués dans une cérémonie (par exemple, nécromancie, ouija, etc.)
— influencer sur la vie du personnage en l’aidant, en le mettant dans l’embarras, en le faisant passer pour fou,
— posséder une personne de façon continue ou sporadique,
— posséder un lieu,
— être le gardien d'un lieu ou d'un objet précieux,
— être limités à un lieu ou pouvoir se déplacer à leur guise,
— avoir accès à des endroits inaccessibles pour les autres personnages (par exemple, en passant à travers un mur),
— avoir besoin d’un être charnel pour certaines actions (par exemple, prendre un objet),
— permettre une deuxième vie à un personnage mort,
— amener une atmosphère plus mystérieuse, magique ou mythique, 
— être le fait de l'imagination ou de la maladie d'un personnage,
— etc.


L’intrigue peut concerner directement les fantômes — ce sont alors leurs enjeux qu’on tente de résoudre — ou les concerner indirectement.


Caroline