mardi 28 avril 2015

Type d’interrelations (2)

La désinformation
Celle-ci est une manipulation intentionnelle de l’information, par l’utilisation de techniques de la communication, dans le but de tromper, de convaincre, d’induire en erreur ou de camoufler un fait ou une vérité. Elle ne doit pas être confondue avec la mésinformation qui est la transmission, par distraction ou ignorance, d’une information fausse. La désinformation est une manifestation concrète de l’intention de donner une information fausse, tronquée, incomplète ou douteuse. Elle peut se faire directement dans les relations individuelles ou par l’entremise d’un média de masse.

Voici différentes techniques pouvant être utilisées pour transmettre de la désinformation :

— transformer le complexe en simplisme,
— faire preuve de mauvaise foi,
— analyser la situation d’un seul point de vue,
— ne pas tenir compte de tous les éléments en cause,
— élargir le débat au point de le rendre incompréhensible ou surinformé,
— jouer sur les mots, utiliser des glissements sémantiques, des connotations trompeuses, etc.
— utiliser un vocabulaire technique et complexe, une syntaxe alambiquée ou des exemples jouant sur l’émotion,
— présenter des exemples extrêmes par extrapolation,
— établir des statistiques avec un échantillonnage faible ou non représentatif, des données incomplètes ou avec une méthodologie douteuse,
— utiliser des sophismes, de la propagande ou de l’endoctrinement,
— affaiblir le jugement des personnes à informer par la peur, des privations, de l’aliénation, une éducation déficiente, etc.
— diviser pour mieux régner dans son entourage,
— miner la crédibilité de ses adversaires,
— observer un contrôle total de l’information,
— etc.


Qu’il soit à petite ou à grande échelle, le mensonge induit par la désinformation est un déclencheur qui peut faire bifurquer l’intrigue, l’envoyer dans une impasse ou créer une guerre pour la vérité ou le mensonge.

Caroline

lundi 20 avril 2015

Type de séquences d’action (3)

L’énigme

Que ce soit en posant une question sibylline, en mettant à l’épreuve l’esprit de déduction ou la logique, en cachant le fin mot de l’histoire, en faisant face à la ruse de l’ennemi, en utilisant le paradoxe, l’ambiguïté ou l’obscur, l’énigme est un outil incomparable de l’auteur pour mettre à l’épreuve ses personnages. Elle peut être le but ultime de l’intrigue comme dans les romans policiers ou simplement une étape que doivent franchir les personnages pour avancer vers leur objectif final.

Que peut-on utiliser pour construire une énigme ?

— un sens moins utilisé d’un mot polysémique,
— une construction syntaxique à double sens,
— un quiproquo ou un malentendu,
— une ruse,
— un adversaire mystérieux,
— un adversaire qui n’est pas présenté comme tel, par exemple un traître, un agent double, un hypocrite, etc.
— une énigme mathématique,
— des sujets ou des objets de connaissances peu connus des lecteurs en général, par exemple, des points précis d’un domaine scientifique ou des faits historiques peu médiatisés,
— de la manipulation,
— de la rétention d’information,
— un lieu exotique ou vierge (voir les types de lieux),
— une connaissance, un objet ou un évènement qui a été oublié ou non transmis à la génération suivante,
— un secret,
— un crime ou une situation inhabituelle,
— des coïncidences plutôt improbables,
— un comportement étrange,
— etc.

Bien sûr, une bonne énigme doit présenter un niveau de difficulté assez élevé pour que le lecteur ne soit pas en mesure d’y trouver la solution bien avant le personnage.

Caroline

lundi 13 avril 2015

C’est l’histoire de ma vie… (2)

S’inspirer de sa vie pour écrire est naturel chez plusieurs auteurs. Il est en effet plus aisé de décrire quelque chose de connu, comme cela a été discuté dans le billet  C’est l’histoire de ma vie…

Toutefois, il peut être tentant de vouloir créer une intrigue très largement ou totalement inspirée de son propre vécu. Différents genres littéraires sont alors à notre disposition. Voici les principaux :

L’autobiographie :
Ce genre littéraire est basé sur le principe des trois identités selon lequel il y a fusion entre l’auteur, le narrateur et le personnage principal (voir schéma ci-dessous). Dans une autobiographie, l’auteur conclut un pacte avec son lecteur : il s’engage à la sincérité, à la vérité, peu importe que cela le montre sous un mauvais jour ou en mauvaise posture. La seule limite à la véracité de la narration est sa mémoire.

Les mémoires :
Les mémoires sont une forme d’autobiographie qui, pour leur part, ne s’en tiennent qu’à la vie publique de l’auteur.

L’autofiction :
Comme son nom l’indique, il s’agit d’un croisement entre une autobiographie et une fiction. La part de réel peut être plus ou moins grande, c’est un mélange de souvenirs et d’imaginaire. Dans l’autofiction, l’auteur part d’un fait vécu, mais le raconte d’une façon romanesque. La fiction est utilisée pour appuyer le vécu intérieur (émotion) lorsque la réalité factuelle ne le met pas assez en valeur. On peut donc dire qu’il y a croisement entre les notions d’auteur, de narrateur et de personnage principal, mais qu’elles ne se superposent pas, comme illustré ci-dessous.




Karine