mardi 31 mars 2015

Type de séquences d’action (2)

La vengeance

Celle-ci est une réaction à ce qu’on considère comme une agression (physique, psychologique ou morale). Plus encore, c’est une réaction négative, on ne veut pas simplement que la faute soit réparée, on veut que l’agresseur devienne à son tour une victime.

Dépendamment de l’évènement qui la cause, elle peut être plus ou moins violente. Si, dans certains cas, elle peut faire étalage d’une violence extrême — voire d’un mépris total de l’autre —, elle peut aussi, dans un autre contexte, prendre une forme humoristique, par exemple si un personnage veut se venger d’un tour qu’on lui a joué.

La vengeance est une intrigue intéressante parce que ses possibilités sont multiples et imprévisibles. Ainsi, elle peut amener le personnage qui se venge

— à modifier sa personnalité, à agir à l’encontre de ses valeurs,
— à dépasser les limites qu’il s’était fixées,
— à multiplier les raisons de vouloir se venger, par exemple, s’il manque son coup,
— à modifier sa conception de la justice, par exemple si sa vengeance lui a apporté un plus grand soulagement que la justice officielle ou si l’agresseur a échappé à la justice officielle,
— à perdre des amis qui ne partagent pas ses vues sur la vengeance,
— à se faire de nouveaux amis qui s’avéreront être mauvais pour lui à long terme,
— à se créer des ennuis personnels, professionnels ou juridiques,
— à se faire accepter ou à prouver son ingéniosité dans le cas d’une vengeance humoristique ou d’une vengeance qui oblige l’agresseur à se dévoiler au grand jour (ce qui permet à la justice officielle de le condamner),
— à participer à une escalade de vengeance si l’agresseur du début veut à son tour se venger,
— etc.



Caroline 

mardi 24 mars 2015

Le Programme du droit de prêt public (DPP)

Le Programme du droit de prêt public (DPP) est géré par le Conseil des arts du Canada depuis 1986. Celui-ci verse annuellement aux auteurs canadiens inscrits une compensation pour l’accès public gratuit à leurs livres dans les bibliothèques publiques du Canada. Actuellement, plus de 20 000 auteurs et plus de 90 000 titres admissibles sont consignés au programme.

Sept bibliothèques publiques pour chacun des groupes linguistiques sont sélectionnées chaque année à titre d’échantillon pour établir la disponibilité des titres et, par conséquent, déterminer les versements du DPP. Cet échantillonnage est représentatif des diverses régions du Canada et inclut d’importantes collections. 

Pour s’inscrire, il faut être auteur ou coauteur, illustrateur ou photographe, traducteur, collaborateur d’une anthologie, ou encore directeur de rédaction avec une contribution écrite originale. Par ailleurs, la contribution doit représenter au minimum 10% de l’œuvre. Il faut aussi être citoyen canadien ou résident permanent du Canada.

Les ouvrages admissibles au programme sont les suivants :

  • recueil de poésie, pièce de théâtre, roman, recueil de nouvelles, livre jeunesse, essai ou étude;
  • ouvrage d'au moins 48 pages ou, dans le cas d’une œuvre jeunesse, au moins 24 pages;
  • ouvrage imprimé et détenant un numéro ISBN (les œuvres électroniques sont donc exclues);
  • œuvre publiée au plus tard le 1er mai de l’année en cours.

Lors de l’inscription, en plus du formulaire à remplir et à signer, il est demandé de fournir pour chaque titre : 

  • une photocopie de la page titre;
  • une photocopie de la page de copyright;
  • une photocopie de la table des matières, le cas échéant.

L’inscription d’une œuvre au programme ne se fait qu’une seule fois et doit être faite par la personne admissible. Les années subséquentes, seuls les nouveaux titres sont à ajouter au dossier. Chaque année, la période d’inscription se déroule du 15 février au 1er mai. Les formulaires et les documents requis doivent être acheminés par voie postale.

Pour s’inscrire ou pour plus de renseignements : http://plr-dpp.ca/DPP/programme/default.aspx

Karine

mardi 17 mars 2015

Type psychologique de personnage (3)

La généralisation hâtive:
Action de généraliser à partir d’un faible échantillon de faits, de données ou d’éléments. Elle mène souvent à une conclusion fausse.


La généralisation hâtive est souvent associée à une erreur de logique (volontaire), à une manipulation que ce soit en rhétorique ou en science. Pourtant, c’est aussi un réflexe de pensée très fréquent dans la vie quotidienne. Ce type de généralisation peut donc être un moteur d’intrigue, peu importe s’il est conscient…

— Un personnage peut vouloir atteindre des objectifs personnels et être sans égard pour les autres ou les dégâts qu’il peut causer,
— Un personnage peut vouloir influencer le comportement d’un autre personnage (Tu sais ce qu’on dit : qui se ressemble s’assemble. Tu ne peux pas lui faire confiance, elle a déjà été amie avec Pierre ! Je l’ai entendu élever la voix contre sa fille, c’est évident que c’est un colérique, tu ne devrais pas t’approcher du lui !),
— Un personnage peut vouloir manipuler l’opinion publique, convaincre qu’une information fausse est vraie (ou l’inverse),
— Un personnage peut vouloir flatter son orgueil en étendant son influence sur les autres,
— Etc.


…… ou inconscient.

— Un personnage irrité ou en colère verra n’importe quel geste des autres autres comme un toujours ou un jamais (Tu ne m’écoutes jamais ! Tu as toujours une bonne excuse pour me laisser tomber !),
— Un personnage superstitieux cherchera à généraliser des hasards (Je portais ce chandail lors de ma dernière victoire ! Ma mère a mis son chapelet sur la corde à linge et il a fait beau !),
— Un personnage timide ou anxieux généralisera une situation en ne tenant compte que des aspects négatifs,
— Un personnage qui a subi une trahison verra des signes de trahison partout (Magali aussi jouait au volleyball et elle a fini par me tromper ! Simon m’a menti sur son âge, c’est sûr qu’il me ment sur le reste !),
— Un personnage peut être tout simplement de mauvaise foi,
— Un personnage peut baigner dans un contexte où la généralisation hâtive est la norme,
— Un personnage désillusionné peut attribuer systématiquement une cause négative ou cynique aux paroles, actes, évènements, etc.
— Etc.


Que ce soit dans un acte unique, dans un domaine spécifique ou de façon quasi générale, la généralisation hâtive peut rendre les personnages plus humains ou à l’inverse leur enlever leur humanité, compliquer une situation qui pourrait être simple, créer des malentendus, des incompréhensions, des querelles ou même des guerres entre personnages. Elle peut servir à déclencher l’intrigue, à retarder son dénouement, à la mener dans des impasses, à créer des retournements de situation, etc.

Caroline

mardi 3 mars 2015

Type de séquences d’action (1)

La rencontre

Elle se fait de personne à personne (face à face). Considérant les nouvelles technologies, on pourrait y ajouter les conversations par caméras interposées, mais l’accessibilité au langage non verbal est un élément essentiel pour que l’échange communicationnel soit considéré comme une rencontre.

La rencontre peut être planifiée ou se faire par hasard. Elle peut se faire entre des inconnus, entre des connaissances de plus ou moins longue date ou entre des individus qui ont déjà entendu parler l’un de l’autre (voire qui se sont déjà parlé ou écrit), mais qui se voient pour la première fois.

La rencontre permet de :

— mettre les personnages en rapport avec un point de vue qui est nouveau pour eux (par exemple, deux opposants dans une lutte idéologique),
— relancer l’action, créer l’élément déclencheur de l’intrigue principale ou d’une intrigue secondaire (par exemple, [presque] toutes les histoires d’amour commencent par une rencontre, les romans policiers commencent souvent par une rencontre entre l’agresseur et la victime ou l’enquêteur et la victime, tous les héros rencontrent des ennemis contre lesquels ils doivent se battre pour déjouer les plans de ces derniers, etc.)
— faire découvrir une information (sur l’autre, sur ses ennemis, sur un projet en cours, sur le fonctionnement d’un réseau de relations ou d’une institution, etc.) aux personnages (par exemple, une habitude que le personnage peut utiliser à son avantage contre son ennemi, une information dite par un ami qui fera comprendre quoi faire pour se faire pardonner, un inconnu croisé dans la rue peut indiquer le chemin à un personnage perdu, etc.),
— montrer la personnalité des personnages, leur donner plus de profondeur, montrer de quoi ils sont capables (par exemple, une rencontre sportive, un débat, un combat, un geste de solidarité, une rencontre mondaine),
— dynamiser la progression de l’intrigue par des dialogues,
— concrétiser le sentiment (haine, amour, jalousie, etc.) d’un personnage en le faisant s’exprimer vis-à-vis de l’autre.
— montrer les conventions sociales et les rites de passage de la société dans laquelle évoluent les personnages,
— créer des alliances, des trahisons, etc.
— dénouer une impasse ou conclure une intrigue,
— etc.


La rencontre est un cadre de mise en relation de personnages, elle peut déboucher sur des affrontements, des regroupements, des ruses, des manipulations, etc. Elle peut aider le personnage comme elle peut lui nuire ou le mener dans un cul-de-sac.

Caroline