mardi 17 février 2015

Type psychologique de personnage (2)

Le matérialisme :
Doctrine affirmant que la matière est le seul constituant de l’univers, que rien n’existe en dehors du monde matériel ou physique.

Pour les matérialistes, l’âme et l’esprit sont des manifestations de la matière comme tout le reste. Ils rejettent tout ce qui ne fait pas partie du monde naturel — fait, force, créature surnaturelle —, toute explication qui sort du cadre physique, matériel ou naturel. D’une certaine façon, nous pouvons résumer leur pensée en disant que pour eux seules les explications scientifiques sont valables. Tout ce qui relève de la croyance est, pour eux, sans valeur d’un point de vue de la connaissance, et, par conséquent, sans intérêt.

Peu de personnages sont d’un matérialisme (ou d’un « immatérialisme ») pur. Par exemple, tout ce qui a trait à la spiritualité est rarement compatible avec la doctrine matérialiste. Le milieu peut aussi jouer un rôle dans le niveau de matérialisme d’un personnage, ainsi selon l’époque dans laquelle il évolue — selon l’état des connaissances scientifiques, selon la place qu’occupe la religion, etc. — celui-ci sera entouré d’autres personnages plus ou moins matérialistes.

Le matérialisme (ou son contraire) peut teinter également la psychologie de l’ensemble des personnages d’un récit afin de créer une atmosphère ou d’ancrer en profondeur une intrigue particulière. Toutefois, il peut aussi être intéressant de présenter un personnage dont le niveau de matérialisme tranche radicalement avec celui de son entourage. Dans ce cas, le clivage entre le personnage et les autres peut alors mener à des frictions plus ou moins grandes dépendamment de l’attachement de chacun à sa croyance et de la pression sociale induite par la conception du plus grand nombre.


Caroline

mardi 10 février 2015

Type d’intrigues (1)

Théorie du chaos

Dans ce type d’intrigues, c’est l’addition des circonstances qui crée la « catastrophe finale ». La progression de l’histoire est déterminée par les évènements plutôt que par les prévisions ou les buts des personnages. En fait, les intrigues de ce type ne sont pas linéaires, mais elles sont plutôt construites en toile d’araignée. Chaque action, chaque réaction, chaque évènement (dû au hasard ou à l’initiative d’un personnage) rebondissent les uns sur les autres de façon inattendue.


Les personnages :
Aucun personnage n’a la maîtrise de l’intrigue. Personne n’a pour plan particulier le dénouement tel qu’il se présentera (personne ne travaille pour ce qui sera le résultat final). En quelque sorte, les plans de tous sont déjoués, pas par calcul ou de façon volontaire, mais par le hasard de conséquences imprévues.

Il peut y avoir des « bons » et des « méchants », mais il se peut qu’ils ne s’affrontent pas directement. Chacun étant victime à sa façon des rebondissements de l’intrigue, leurs sensibilités, interrelations, histoires personnelles, actions, réactions, etc. ajoutent à la confusion générale.


L’élément déclencheur :
Il est minuscule en rapport au dénouement. D’ailleurs, il ne s’agit pas nécessairement d’un seul élément. Dans ce cas, chaque élément isolé aurait pu être anodin, mais leur addition et leurs interactions créent une situation incontrôlable. Au faîte de l’intrigue, quand tous les éléments déclencheurs se rencontrent, les personnages subissent une perte de contrôle des évènements et ne peuvent plus que réagir. Leurs buts, objectifs et plans sont constamment déjoués par les retombées inattendues de la situation.


Les péripéties :
Bien que pour l’auteur, elles sont le résultat d’un plan précis, pour les personnages, elles sont déroutantes, déconcertantes, elles les empêchent de prendre les décisions les plus avantageuses pour eux. Chaque personnage n’a accès qu’à une partie minime de l’intrigue globale. Il ne peut plus comprendre l’implication de ses gestes. Certains personnages peuvent minimiser l’importance de la situation globale dans leurs décisions (soit par qu’ils n’en ont pas conscience, soit parce qu’ils surestiment leur capacité à tout contrôler).


Le dénouement :
Il est imprévisible et démesuré en regard de(s) élément(s) déclencheur(s). Il prend les personnages par surprise. Dans le cas d’un dénouement positif, les personnages peuvent être encore en train de chercher une solution quelques secondes avant, sans s’attendre, du tout, à ce dénouement. Dans le cas d’un dénouement négatif, complètement obsédés par leur propre perte de contrôle sur les évènements, les personnages peuvent être totalement inattentifs aux signes avant-coureurs.


L’intrigue « théorie du chaos » repose sur l’idée qu’un système complexe crée lui-même son imprévisibilité.


Caroline

mardi 3 février 2015

Type d’interrelations (1)

La jalousie / rivalité

La jalousie et la rivalité sont deux moteurs d’action riches en possibilités. En possibilités d’actions, de retournements de situations et de péripéties bien sûr, mais aussi en possibilités de description et de présentation de personnages. Ce sont des sentiments généralement forts qui teintent les pensées et les actions de ceux qui les ressentent.

Jalousie :
            — envie, désir d’obtenir un avantage concret (objet, trait physique, etc.) ou abstrait (victoire, qualité, relation, etc.) obtenu par la personne qui est l’objet de la jalousie.
— à son extrême, la jalousie est un sentiment de peur d’être remplacé, trompé, oublié.

Rivalité :
            — Opposition entre deux personnes ou plus qui convoitent un même avantage, concret ou abstrait, mais qui ne peut revenir qu’à l’un d’entre eux.


Ainsi, la principale différence entre les deux est que si je suis jalouse, je veux la même chose que l’autre, mais sans que ce soit à son détriment. Tandis que si je suis sa rivale, je veux quelque chose « à sa place », quelque chose que j’aurais, mais qu’elle n’aura pas.

Donc, il y a rivalité si Mérédith convoite le copain de Sarah. Toutefois, ce n’est que jalousie, si elle veut un copain comme Sarah ou un copain comme celui de Sarah.

Le sentiment de jalousie comme celui de rivalité peut être partagé par plusieurs personnages ou non. Robert peut penser que Nina est sa rivale sans que son sentiment soit partagé par Nina. Pierre peut être jaloux de Victor parce qu’il est intelligent alors que Victor est jaloux du courage de Pierre. Et, ainsi de suite.

Caroline