lundi 25 août 2014

L'UNEQ



L’Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ) est un syndicat professionnel qui regroupe aujourd’hui près de 1 500 écrivains. Depuis sa fondation en mars 1977, l’UNEQ s’est donné pour mandat la promotion et la diffusion de la littérature québécoise, ici comme ailleurs, ainsi que la défense des droits socio-économiques des écrivains. De plus, le Tribunal canadien des relations professionnelles artistes-producteurs l’a accréditée en 1996 pour négocier et conclure des accords-cadres définissant les conditions d’embauche des travailleurs professionnels autonomes du secteur littéraire.

Afin d’accomplir son mandat, l’UNEQ réalise diverses publications que l’on peut aisément — et à peu de frais — se procurer : outils pour négocier les contrats d’édition, informations sur la fiscalité, renseignements sur les droits socio-économiques des écrivains, un bulletin trimestriel intitulé L’Unique, etc. Aussi, l’UNEQ participe et prend position dans de nombreux débats où les droits des écrivains sont en jeu, tel que celui entourant la réglementation du prix du livre neuf. Enfin, l’UNEQ rend accessible, sur son site web, une grille de tarifs et d’honoraires, un calendrier d’événements littéraires, l’information sur son programme de parrainage et ses activités de réseautage, l’information sur diverses formations, sur les fonds, bourses, subventions, prix et concours, et bien plus encore! En un mot, le site de l’UNEQ est une mine d’informations utiles dédiée aux écrivains.

La cotisation annuelle pour devenir membre de l’UNEQ varie entre 50$ (pour une première année d’adhésion) et 140$.

Quelques avantages à être membre de l’UNEQ :
  • Gratuité des consultations juridiques (à concurrence d’une consultation d’une heure par année, un tarif spécial s’applique pour une consultation de plus longue durée)
  • Gratuité des consultations fiscales par téléphone (à concurrence d’une consultation de 15 minutes par année, un tarif s’appliquant pour toute consultation excédant cette durée ou pour une seconde consultation durant la même année)
  • Accès gratuit à la trousse de perfectionnement professionnel sur le Web, L’auteur, un agent autonome, celle-ci comportant plusieurs guides en format PDF et des vidéos sur six sujets liés à deux des principaux volets du métier d’écrivain (les volets contractuel et promotionnel)
  • Tarif préférentiel pour la location de salles à la Maison des écrivains
  • Éligibilité à la Bourse d’écriture Jean-Pierre-Guay-Caisse de la Culture
  • Et plus encore…


Que vous soyez membre ou non, l’UNEQ offre de nombreuses possibilités d’élargir votre réseau professionnel et de mieux vous outiller comme écrivain. À vous d’en profiter!

Karine

lundi 11 août 2014

Le syndrome de la page blanche (astuce #5)

Que ce soit pour imaginer un personnage, pour l’étoffer ou pour débloquer une intrigue, voici une astuce simple qui ouvre la porte à l’inspiration : la discussion imaginaire avec vos personnages. Il s’agit, bien sûr, d’une discussion écrite afin d’en conserver des traces.

Cette technique permet :
— d’écrire,
— de comprendre pourquoi les personnages ne veulent pas faire ce qu’on veut leur faire faire,
— de nous plonger dans l’univers de notre texte,
— de réfléchir à nos différentes options,
— de trouver des pistes afin de poursuivre notre récit,
— de développer certains aspects de l’intrigue, d’étoffer le plan,
— de se familiariser avec la voix, le ton du personnage,
— de prendre conscience du type de personnalité du personnage, de son état émotionnel
— d’imaginer les comportements gestuels du personnage,
— etc.

Quelques pistes de question pour imaginer ou étoffer un personnage :

1- À quoi ressemble son logement ?
2- Qualité de la voix, style de parler, expressions favorites ?
3- Quel est son style d'habillement ? Ses vêtements favoris ?
4- Quelles sont son instruction et son expérience?
5- Quel emploi occupe-t-il ou a-t-il déjà occupé ?
6- Quels sont ses ambitions personnelles et ses objectifs de carrière ?
7- Qui sont les autres membres importants de la famille ?
8- Qui sont les gens de son entourage ? Quelles sont ses relations avec eux ?
9- Quelles sont ses peurs, ses inhibitions ?
10- Quels sont ses intérêts ?
11- A-t-il des cachettes secrètes, des lieux favoris ?
12- Qu’est-ce qui le fait rire ?
13- Comment se voit-il ?
14- Que veut-il obtenir dans cette histoire ?

Pour débloquer une intrigue, les questions varient en fonction de l’intrigue, des personnages impliqués et du problème spécifique.

Caroline

lundi 4 août 2014

Erreurs de grammaire (1)


Il est fréquent de reproduire à l’écrit des erreurs qui sont communes à l’oral. Voici quelques exemples :

Se rappeler/se souvenir :
On se rappelle quelque chose ou quelqu’un.
On se souvient de quelque chose ou de quelqu’un.
Petit truc : Rappeler suit la logique du verbe appeler. Ainsi, vous appelez un ami, vous vous rappelez une cliente exigeante, vous vous rappelez une belle soirée ou un film visionné, etc.
Je me souviens de ma jeunesse sur les plages du Mexique.
Il se rappelle ce chien boiteux croisé sur le grand boulevard à l’heure de pointe.
Tu t’es souvenu de ton rendez-vous chez le coiffeur.
Nous nous rappelons ce poisson rouge que nous avions acheté pour l’anniversaire de notre nièce.

Aller à/aller en/aller chez :
Lorsqu’il s’agit d’une personne, on se rend chez elle.
Lorsqu’il s’agit d’un lieu, on va à cet endroit.
Je vais chez le coiffeur samedi prochain.
Nous irons au salon de coiffure samedi prochain.
Ils iront chez la boulangère avant le brunch dominical.
Elle allait à la boulangerie avant le brunch dominical.

Pour les pays, les provinces et les états, on emploie généralement en pour les noms féminins et au pour le masculin.
Je vais en République dominicaine pour mes vacances.
Nous irons au Nouveau-Brunswick en fin de semaine.
Ils allaient en Caroline du Nord pour assister à un congrès.
Notez que les noms masculins commençant par une voyelle nécessitent la préposition en et que les noms d’îles sont précédés de à.
— Vous irez en Ontario pour ce projet, que ça vous plaise ou non! hurla son patron.
Il ira en Inde cet automne.
J’adorerais aller en Arizona visiter ma tante.
Nous allons à l’Île-du-Prince-Édouard prendre une photo sur le pont de la Confédération.
Ils iront à l’Île-de-la-Réunion pour Noël.

Lorsqu’il s’agit d’un moyen de transport dans lequel on prend place, on utilise en.
Lorsqu’il s’agit d’un moyen de transport sur lequel on voyage, on utilise à.
Je vais en Belgique en avion.
Il va sur l’île en bateau.
Nous allions chez notre mère en voiture.
Elles allaient au village à pied.
Vous irez à l’école à vélo.
Tu vas à cheval sur le sentier rocailleux.

Karine