lundi 23 décembre 2013

Créer de nouveaux mots à l’aide de préfixes


Les préfixes sont des éléments (généralement pas plus de deux syllabes) qui, placés devant un radical, servent à créer de nouveaux mots. Nombre de néologismes dus aux avancées scientifiques, artistiques ou sociales sont ainsi créés chaque année. Dans le texte littéraire, ils peuvent être utilisés de la même façon.

Si leur utilisation est une option aussi intéressante, c’est que, le plus souvent, les préfixes sont déjà connus des lecteurs. Ils facilitent donc la compréhension des néologismes, ce qui évite, pour l’auteur, d’alourdir le texte avec des explications et, pour le lecteur, un effort de mémorisation.

Voici quelques préfixes et leur sens : 



Une autre utilité pour les préfixes est de permettre d’exploiter sa créativité. Ainsi, en choisissant arbitrairement un préfixe (par exemple, en le pigeant) et en l’associant à un nom (par exemple, en le « pigeant » dans un livre ou dans le dictionnaire), nous pouvons former un nouveau concept ou objet. Il ne restera plus qu’à utiliser sa créativité pour l’étayer.


Alors qu’est-ce que pourrait être :

un cardiocanif ?
un aquatransporteur ?
un mythosentier ?
ou encore
un agrogratteciel ?

Caroline

lundi 16 décembre 2013

Choisir un lecteur allié

La plupart des auteurs ont un ou quelques lecteurs alliés à qui ils soumettent leur manuscrit avant l’envoi à un lectorat plus officiel (un éditeur). Tout comme eux, vous voudrez peut-être « tester » vos écrits, que ce soit une fois le manuscrit complété ou en cours d’écriture, pour avoir un aperçu de leur potentiel. Voici quelques conseils pour choisir de bons lecteurs alliés, même parmi votre entourage immédiat :
  1. Quelqu’un qui a l’habitude de lire, qui aime lire, qui a des goûts diversifiés en matière de lecture;
  2. Quelqu’un qui a de l’objectivité (votre maman croit certainement que vous écrirez le prochain best-seller et adorera chacun de vos mots, ce qui flattera votre orgueil, mais ne vous avancera pas à grand-chose);
  3. Quelqu’un qui ne vous doit aucun service ou qui n’en demandera pas en retour (ceci vous assurera une plus grande objectivité dans les commentaires de lecture);
  4. Quelqu’un qui a le profil du lectorat visé (si vous écrivez un roman jeunesse, vous aurez avantage à recruter la nièce de douze ans de votre meilleure amie, par exemple);
  5. Quelqu’un qui n’est pas intimidé par vos ambitions d’auteur;
  6. Quelqu’un qui n’a pas peur d’émettre des commentaires négatifs (mais constructifs!);
  7. Quelqu’un qui, dans la vie courante, démontre de la rigueur (ce genre de personne sera capable d’argumenter, d’expliquer et de démontrer ses idées);
  8. Quelqu’un qui respecte ses engagements (notamment en matière d’échéances);
  9. Quelqu’un qui s’intéresse au sujet sur lequel vous écrivez;
  10. Etc.


Karine

lundi 9 décembre 2013

Utiliser la dépersonnification

Il y a quelques semaines, nous vous avons parlé de la personnification qui consiste à donner à un objet, à un animal ou à une abstraction des traits normalement attribuables à des êtres humains. Toutefois, la figure de style inverse existe aussi, soit la dépersonnification.

Avec celle-ci, nous transformons, en quelques sortes, une personne en objet, en animal ou en une abstraction en associant à cette personne des mots qui se rapportent habituellement à des choses ou à des animaux.  Des périphrases, des métaphores ou des comparaisons sont souvent utilisées pour installer la dépersonnification.

Les effets possibles de cette figure de style sont :
  • faire ressortir le manque de considération porté à une personne,
  • décrire l’apparence, le caractère ou le comportement d’une personne (pour la valoriser ou la dévaloriser selon l’objet, l’animal ou l’abstraction choisie).
  • fournir une vision caricaturale,
  • donner une description concrète, d’une impression plus abstraite.

Quelques exemples :

Justin piaffait d’impatience.
On dirait qu’il est fait en bois, il n’a aucun cœur, ce vautour!
Ce vieillard est pire qu’une bourrique.
Adeline avait une crinière fournie et d’un roux  flamboyant, il n’était guère étonnant que tous se retournent sur son passage.
Roger avait le cœur si léger qu’il n’aurait pas été surpris qu’il lui pousse des ailes.
Il fallut quelque temps à un hibou de mon espèce pour s’accoutumer à la cage d’un collège et régler sa volée au son d’une cloche. (François-René de Chateaubriand)

La dépersonnification peut donc être ludique, péjorative ou même mettre en valeur une information. Dans la plupart des cas, elle sert à connoter un aspect d’un personnage ou d’une situation.



Caroline

lundi 2 décembre 2013

Les concours littéraires : pourquoi participer?

Il existe une multitude de concours, pour tous les genres littéraires. Quel est l’intérêt de se plier au jeu, que vous soyez un auteur débutant ou chevronné? Voici une petite liste non exhaustive des avantages :
  1. C’est un excellent exercice! Vous devrez respecter certaines contraintes (date de tombée, longueur du texte, style, thème, forme, etc.), ce qui constitue pour vous à la fois un défi et une source d’inspiration.
  2. Pour se faire des contacts : votre participation vous permettra peut-être d’entrer en contact avec des gens du milieu, que ce soit parmi les organisateurs du concours, les participants (autres auteurs) ou les membres du jury. Même si votre texte n’est pas le grand gagnant, faites acte de présence à la cérémonie de remise du prix. Vous récolterez conseils, astuces, amitiés, commentaires sur votre texte, encouragements, renseignements, etc.
  3. Une première publication : bon nombre de concours littéraires mènent à la publication de l’œuvre gagnante, que ce soit dans un périodique spécialisé ou dans un recueil collectif. Avouez que l’idée vous plaît, non?
  4. Un peu de notoriété : votre texte est gagnant ou remporte une mention spéciale? Hourra! Il s’agit d’un très bon argument à inclure à votre lettre de présentation lorsque vous soumettrez un prochain manuscrit aux éditeurs. Avoir gagné un prix lors d’un concours littéraire, c’est un peu comme un gage de talent. De plus, vous bénéficierez de la promotion reliée au concours : votre nom se fera connaître.
  5. Des dollars : on ne va pas se le cacher, très peu d’auteurs peuvent se vanter de vivre de leur plume. Ainsi, une bourse remise au lauréat d’un concours, aussi petite soit-elle, sera sûrement la bienvenue.

Bien sûr, vous trouverez d’autres avantages pour compléter cette liste. Mais plus intéressant encore, nous aimerions connaître vos expériences — bonnes ou mauvaises — de participation à des concours littéraires. Avez-vous été lauréat par le passé? En quoi votre participation à un concours vous a-t-elle aidé? Y a-t-il des concours auxquels vous participez systématiquement, année après année? D’autres qu’il faut éviter?



Karine