lundi 28 octobre 2013

Utiliser la paronomase

L’explication d’une idée peut paraître lourde lorsqu’elle prend place dans un texte. Lorsque c’est le cas, il est possible de recourir à la paronomase pour alléger le style. 

Bien que peu souvent nommée ou connue, cette figure de style est régulièrement utilisée que ce soit pour servir de support à un argument, faciliter la mémorisation d’un message, suggérer une double lecture, imiter un lapsus, créer un effet humoristique ou ironique ou plus simplement faire appel à l’imaginaire collectif pour établir une complicité avec le lecteur.

La paronomase est l’association de deux paronymes (mots de formes voisines (sonores ou graphiques), dont les significations sont très différentes). Voici quelques exemples de paronymes : poison/poisson, attention/intention, bedeau/badaud, écharde/écharpe, lacune/lagune, partiel/partial, conversation/conservation, etc.

Cette figure de style peut être de forme explicite lorsque les deux paronymes apparaissent dans la phrase ou implicite si l’un deux est sous-entendu.

Quelques paronomases :

— Un fort bruit d’explosion nous parvient de la cime du volcan, à peine quelques secondes plus tard, la lave fait irruption sur les versants boisés.

— Marina choisit des amis compréhensifs et un psy compréhensible.

— Avant le docteur Tremblay était un homme important, depuis son dernier diagnostic, c’est un homme impotent.

— Le spectre du roi défunt veillait sur son sceptre dans l’attente du couronnement de son successeur.

— Les histoires de mon oncle sont si captivantes qu’il capture littéralement l’esprit de ses auditeurs pour ne leur rendre qu’à la fin de son récit.


Caroline

lundi 21 octobre 2013

Le schéma narratif

Le schéma narratif permet de retracer le déroulement d’un récit, de lister les étapes clés de l’histoire. Il comporte cinq éléments :
  1. Situation initiale ou incipit : on met le(s) héros en contexte. La situation est stable.
  2. Élément déclencheur /évènement perturbateur : l’équilibre est rompu, un élément vient modifier l’état actuel des choses. Le(s) héros sont lancés sur une quête.
  3. Déroulement ou péripéties : l’ensemble des actions posées par le(s) héros pour rétablir l’équilibre ou résoudre la quête.
  4. Élément de résolutionou dénouement : on met fin aux péripéties, le(s) héros cessent leur quête (que ce soit parce qu’ils ont atteint leur but ou parce qu’ils ne pourront jamais l’atteindre).
  5. Situation finale : retour à la stabilité ou à l’équilibre, bien que la situation soit différente de celle du début.

Quelle utilité?
On peut vouloir mettre sur papier le schéma narratif d’un récit avant d’entamer sa rédaction et ainsi s’en servir comme plan de travail. Ce schéma permet en effet de décoder les grandes lignes du récit et évitera à l’écrivain de se perdre dans les méandres des intrigues secondaires qui se grefferont certainement au récit principal. Le schéma narratif permet aussi d’établir sommairement la psychologie des héros et le contexte dans lequel ils évolueront.

Il est aussi possible d’en rédiger un en cours d’écriture, surtout si on a l’impression de se perdre en cours de route. Il mettra alors en lumière certaines scènes qui ne font pas avancer l’action ou d’autres scènes qui mériteraient d’être peaufinées davantage. On peut également rédiger différents schémas narratifs afin de visualiser les différentes possibilités d’un récit et mieux orienter l’écriture de sa finale, ou encore pour détailler les diverses intrigues secondaires.

En un mot, le schéma narratif est un outil pour l’écrivain, et ce dernier l’utilisera selon ses besoins personnels.

Karine

lundi 14 octobre 2013

Les deux revers de la médaille

Lorsque vient le temps de choisir un sujet, il y a plusieurs façons d’aborder les choses. Un même sujet, selon le thème principal qui le sous-tend, peut provoquer une variété de réflexions. Il peut être utilisé pour dire une chose ou son contraire. C’est le thème qui précisera l’angle sous lequel le sujet prendra forme.

Aborderons-nous le thème du point de vue du problème ou de celui de sa solution ?

Le nommerons-nous selon son nom à la mode dans les médias ou selon un angle différent ?

Le choisirons-nous pour illustrer le point de vue d’un personnage ou de celui de son ennemi ? Laisserons-nous les deux points de vue s’opposer ou non ?

Traiterons-nous le thème à partir des clichés et des stéréotypes usuels, à partir d’une approche plus personnelle ou nous inspirerons-nous d’un monde utopique dont nous rêvons ?


Par exemple, le pouvoir, le respect, la peur, le besoin d’acceptation, l’estime de soi, l’intimidation, la communication, etc. sont tous des thèmes qui permettent de traiter d’une même situation sous des angles différents. Tout comme, ils pourraient être la cause (ou la conséquence) de la même action. De plus, ils pourraient tous se subdiviser en différents points de vue dépendamment de la façon dont ils s’expriment pour chacun des personnages.

Les choix faits pour chacune des questions précédentes (que nous y ayons réfléchi consciemment ou non) influenceront la personnalité de nos personnages (leurs choix, leurs réactions, leurs pensées), le déroulement de l’intrigue et sa résolution. Ils auront aussi un impact sur les réflexions que le texte provoquera chez le lecteur.

Prenez-vous le temps de bien réfléchir à vos thèmes ou préférez-vous laisser votre inconscient vous guider ?

Caroline

dimanche 6 octobre 2013

Le syndrome de la page blanche (astuce #4)

La panne d’inspiration : la galère des écrivains! Pas de panique, il existe des moyens pour redémarrer le moteur Imagination. Continuons aujourd’hui notre série d’astuces pour vaincre le syndrome de la page blanche.

Retrouver son cœur d’enfant
« Maman, ton lit est un bateau et tout autour, c’est de l’eau! Attention de ne pas tomber!
— Hein? Euh… ok! Tiens, prends mon oreiller, ça sera ton gilet de sauvetage.
— Oh non! Des crocodiles! Ils vont manger mes orteils…
— Vite, demande à ton toutou (un lapin rose tout mignon) de les faire fuir avec son super pouvoir! »

Je suis personnellement continuellement étonnée par l’imagination débordante dont font preuve les enfants, pas vous? À croire qu’il n’y a aucune limite à la créativité durant les années d’enfance…

Si vous avez des enfants dans votre entourage immédiat alors qu’une panne d’inspiration vous assaille, gâtez-vous : soyez complice de leurs jeux. Vous serez surpris de tout ce qui peut sortir de la tête de ces « petites bêtes-là », mais surtout de ce qui sortira de la vôtre! Plusieurs personnes se sentent beaucoup moins complexées avec des enfants qu’avec des adultes. La raison en est simple : la peur d’être jugé pour ce qu’on dit ou fait est bien moins grande face aux enfants. Dans de telles circonstances, votre tendance pour l’autocensure diminue considérablement, ce qui laisse le champ libre à la créativité.

De plus, jouer vous détendra. Le jeu est, par définition, une activité divertissante et relaxante. Si la source de votre panne d’inspiration est le stress, participer à des jeux d’enfants vous sera bénéfique.

Un enfant vous supplie, les yeux pétillants d’espoir, de lui inventer une histoire et votre cœur s’affole? Du calme, voici deux solutions assez efficaces (il y en a d’autres) :
  1. Posez des questions à l’enfant sur l’histoire qu’il veut se faire raconter. « Une histoire de dragon! Une histoire de princesse! S’il-te-plaît, s’il-te-plaît, s’il-te-plaît! » Vous avez déjà un personnage principal. Et, si vous continuez : « Elle habite où, ta princesse? Dans un beau château rose avec des millions de fenêtres! Ah oui? Oh wow! »
  2. Partez d’une histoire que vous connaissez et modifiez-la à votre façon. Pour illustrer cette idée, rien de mieux qu’un vidéo. Bon visionnement!


Karine




jeudi 3 octobre 2013

Lancement

Nous faisons exception à notre tradition de publier un message par semaine, le lundi, mais vous conviendrez que l'occasion est toute spéciale...