lundi 13 mai 2013

Les titres de chapitres



Un titre, c’est une porte d’entrée : en le lisant, on met le pied dans l’histoire. Il mérite donc d’être choisi avec soin.

La première question à se poser demeure « Pourquoi titrer les chapitres ? » La réponse est bien sûr propre à chacun. Nous pouvons décider de ne pas en mettre, de ne marquer les chapitres que par un numéro. Mais si nous décidons qu’ils méritent un titre, nous devons prendre le temps de bien y réfléchir avant de les créer.

D’abord, il faut savoir qu’il existe plusieurs types de titres : les fonctionnels (Le matin, Le 4 janvier, etc.), les titres-plans (La première rencontre, Quand le chat s’emmêle, etc.), les généraux (Amour et amitié, Travail et loisir, etc.), les mystérieux (Pelures de pommes, Un général au pas, etc.), les poétiques (Un tracas par-ci, un tracas par-là, Un hiver à la vanille, etc.), et ainsi de suite.

Ensuite, il faut se rappeler que peu importe le type de titres ou le mélange de types choisis, il faut respecter certaines règles pour que les titres mettent réellement le texte en valeur :

1. Un titre doit être spécifique au chapitre. Si plusieurs secrets sont dévoilés au cours de l’histoire (dans différents chapitres), cela ne vaut pas la peine de titrer un chapitre : Le secret. Il faudra au moins y préciser le secret de quoi ou de qui.

2. Un titre doit refléter l’ensemble d’un chapitre ou, à tout le moins, son action principale. Même s’il est joli et bien écrit, un titre qui ne donne pas une idée de ce qui tient le chapitre ensemble laissera les lecteurs perplexes.

3. Un titre ne doit pas vendre la mèche. S’il y a un élément de surprise dans le chapitre, il ne faut pas que le titre donne déjà la surprise. Il peut par contre attirer l’attention sur celle-ci. Ainsi, Sophie choisit (enfin) son camp est un meilleur titre que Sophie rejoint (enfin) les pirates.

4. Un titre doit être concis. Idéalement, il devrait avoir moins de dix mots, bien qu’il existe de bons titres qui soient plus longs.

Finalement, il est bon de garder en tête qu’un titre n’est jamais anodin, il a toujours une fonction d’information, de résumé ou, au minimum, d’accroche.

Caroline

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